Heureux d’un printemps

Heureux d’un printemps

C’est le printemps, enfin !  Non pas que j’aie pu vous oublier durant tout l’hiver.  Au contraire, cela fait une saison que j’attends ce moment.

À noter que mes voeux de bonne année ne sont pas terminés, alors à qui de droit, bonne année, je vous donne des nouvelles sous peu.  Pour les autres, simplement une bonne année.

Ma vie est ponctuée de questionnements quelques fois …questionnables.  Par exemple. je me suis toujours demandé ce que faisait un ours lors de son hibernation.  À quoi bon ? J’ai toujours trouvé que c’était bien dommage pour lui de rater une partie de sa vie chaque année.  Bien que j’aie des tendances narcoleptiques, je ne suis pas pour autant un grand fan du sommeil.  Au nombre de concepts, de mots et de projets que mon hyperactive tête produit chaque minute, l’idée de ne rien faire ne m’enchante pas plus qu’il faut.  Après tout, dormir, c’est avoir l’assurance que rien ne se passera d’ici à mon réveil.

Ironiquement, en hiver, l’éveil n’est garant de rien dans mon cas bien que je préfère me faire croire qu’éveillé, je serai davantage productif.   Puis, après mûre réflexion, j’ai récemment compris que j’étais moi-même un ours; sans doute un ours bipolaire.

Loin de moi l’idée de consommer du lithium[1], j’accepte en quelque sorte ma situation, me disant d’abord que je ne suis pas le seul ours à hiberner et puis aussi en me disant que je pouvais finalement comprendre la psychologie derrière ces mythiques ursidés.  Je peux maintenant vous dévoiler leur précieux secret.

L’ours ne dort pas durant l’hiver, il brainstorm.  Il ne va pas se coucher parce qu’il est fatigué, il le fait parce qu’il a la tête pleine de projets et ne sait pas par lequel commencer.  Dans le doute, il s’abstient.  Il déborde d’énergie, mais la canalise mal et ça le rend parfois incapable de bouger.  Il se fait la promesse de jours meilleurs, mais sans qu’il ne se l’explique, il reste figé, sans doute influencé par le froid et la noirceur de l’hiver.   Lentement mais sûrement, il s’enlise dans un profond immobilisme, dans un état névralgique certes, mais toutefois pleinement conscient et assumé.  L’ours attend tout simplement son moment.

Et ce moment correspond bien souvent à l’arrivée du soleil.  Vous connaissez la chanson :  alors que vous ne l’attendiez plus, il surgit de nulle part, plus fort et plus rayonnant que jamais, vous frappant en pleine tronche. Vous aviez déjà oublié le feeling.  Le dégel enfin.  Toutes les idées emprisonnées dans la glace durant l’hiver resurgissent et sont prêtes à bourgeonner.  Le coeur vous débat. Votre tête est pleine de rêve et vous avez espoir que cette fois-ci sera la bonne.  À tous les ours bipolaires qui lisent ceci, time to shine, tout d’un coup …

 

 


[1]Avant que mes proches croient à des aveux, je ne suis pas bipolaire, simplement un ours bipolaire…

 

N.B. : Vous pouvez remettre vos signets sur ce site s’il y a lieu, quelques entrées ont déjà été écrites d’avance et vont être envoyées à raison d’une fois par semaine tous les dimanches ou au plus tard les lundis matins.  Merci

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